
Le Brésil n'a pas ramené la Coupe, mais Cascavel a la sienne : une réplique de 3,60 m de haut, fabriquée sur place par des makers vénézuéliens installés dans la ville. Avant de se lancer, ils ont cherché sur Internet une référence imprimée en 3D de plus de 3 mètres : ils n'en ont trouvé aucune.

Tout part d'un petit atelier et d'un modèle 3D. La sculpture a été retravaillée sur ordinateur, avec des détails que l'image d'origine ne montre même pas, comme les doigts des mains. Pour une pièce de cette taille, ils ont aussi construit un socle mobile avec un axe de rotation.


Le modèle a été découpé avec Split3r en pièces à la mesure des plateaux d'impression, chacune avec ses repères d'assemblage. Il a ensuite fallu les imprimer : beaucoup de pièces, de 7 mm d'épaisseur.



L'assemblage a demandé des outils venus de l'industrie automobile, près de 2 500 agrafes métalliques, de la fibre de verre, une structure en métal pour porter le poids, et des bras supplémentaires pour emboîter les anneaux.



Après des semaines de travail, souvent tard dans la nuit pour ne pas gêner leur activité de la journée, et sans jamais oublier leur passion du football, est venue la préparation avant peinture, l'une des étapes les plus longues. Trouver la bonne nuance d'or n'a pas été simple non plus.






Le jour du redressement, il a fallu appeler du monde : on ne soulève pas seul un trophée de plus de 130 kg.




Le projet, mené en partenariat avec une entreprise chinoise et sans but lucratif, leur a donné des idées : ils veulent en faire un métier. Prochaines envies : un bateau, et le symbole de Cascavel.